Le 29 septembre dernier, j’étais sur le salon BATIMAT, évènement historique qui réunit depuis 1967 les professionnels du bâtiment.
Une belle occasion de découvrir de nouveaux matériaux, de nouveaux procédés constructifs et d’échanger sur les innovations qui dessinent le bâtiment de demain.
Au fil des stands et des conférences, des initiatives inspirantes : des plaques de plâtre à empreinte carbone négative, des isolants fabriqués à partir de textiles recyclés, des réflexions sur la place du diagnostic PEMD dans l’obtention des permis de construire, ou encore le potentiel réemploi d’un chantier inédit de la Comédie Française…
Mais aussi une question centrale : Comment continuer à innover dans un contexte économique difficile ? Comment concilier ambitions environnementales et maîtrise des coûts ?
Les retours d’expérience tendent à montrer que ne pas faire évoluer nos pratiques constructives pourrait, demain, coûter plus cher. À titre d’exemple, Aurore Mazurelle de Néo-Eco souligne lors d’une table ronde* que la gestion des déchets peut aujourd’hui représenter jusqu’à 18 % du coût de construction d’un chantier. Et que cette part pourrait encore augmenter.
De quoi encourager des rénovations plus sobres et, entre autres, le développement de l’économie circulaire.
Et bonnes nouvelles !
- Certaines filières sont aujourd’hui matures et proposent des solutions de réemploi sans nécessairement engendrer de surcoûts.
- Les matériaux déclassés et déstockés peuvent être une réponse opérationnelle intéressante : ils sont économiquement attractifs. Les employer, c’est valoriser des ressources existantes et permettre du réemploi à coût global raisonnable.
* Il s’agissait de la table-ronde intitulée « REP Bâtiment : après 3 ans de mise en œuvre, comment s’est transformée la filière minérale ? » réunissant François Demeure dit Latte, directeur général d’Ecominéro et Aurore Mazurelle, directrice développement chez Néo-Eco.